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 Les Aventures d'un Hippie autour du Monde

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Hippikachu

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MessageSujet: Les Aventures d'un Hippie autour du Monde   Mer 7 Mar - 22:28

DE PARIS À SYDNEY

Salut tous, salut toutes !

Après deux mois loin du nid, il est peut-être temps de faire le point…



Aujourd’hui, nous allons parler d’un magnifique pays dont le castor est l’animal emblématique (bien que quelques grincheux envisagent de le remplacer par l’ours blanc, animal notoirement en voie de disparition) : le Canada.

Pour commencer, il est impératif de laisser de côté l’idée qu’on peut se faire de ce qu’est un pays si on n’a vécu qu’en Europe : le Canada, c’est grand, très grand, immense. Pour éviter de s’y perdre, les Canadiens l’ont donc divisé en provinces (assez proches dans le principe des Lands allemands ou des états fédéraux des USA) généralement assez grandes pour y accueillir plusieurs fois la France.

Bon, assez de géographie pour le moment (quoique je vous conseille de vous trouver une carte du Canada sur la Toile et de la punaiser sur votre écran pendant que vous lisez cet article), place à l’Aventure !



Paris, aéroport, un looong vol durant lequel les heures ne défilent étrangement pas (première rencontre avec les joies des fuseaux horaires, on n’a pas fini d’en baver), aéroport, Montréal (Québec).

Premières impressions : Tout ça pour ça ?!

Montréal, ça pourrait être Paris ou n’importe quelle grande ville européenne, dépaysement zéro ! Les gens y sont bien plus accueillants qu’à Paris, mais sorti de ça Montréal ne vaut vraiment pas le voyage.

Passons sur les quelques jours entre hôtel, snacks et bars, totalement dénués d’intérêt : c’est comme à Rennes, en plus cher, sans les potes…

Une petite ellipse et nous voilà à Kénora (Ontario), après un trajet en bus d’une trentaine d’heures (éprouvant, et ce n’est que le début). Après une courte attente à nous demander comment notre hôte va nous reconnaître (et vice-versa), voici venir Colette et ses deux fils, Rémy & Michel, qui n’hésite pas un instant avant d’embarquer ce qui a tout l’air d’un quatuor de backpackers français totalement paumés.

Première surprise : Colette parle couramment français ! Professeur de Géographie dans un lycée Canadien, elle enseigne dans des classes en immersion française. La barrière de la langue est tombée, la confiance s’installe, le moral est au beau fixe.

A la ferme nous rejoignent Gully, Max & Lisa, les trois chiens de la ferme, apparemment très heureux de nous voir débarquer !

Deux serres, une maison en travaux permanents, une grange (notre chambre pour les jours à venir), quelques cabanes aux utilités encore inconnues, un paysage magnifique, des arbres partout… Au milieu de ce décor idyllique nous rencontrons Phil, WWOOFeur anglais avec qui nous allons partager nos premiers jours à la Ferme-Pas-Encore-Nommée (la tâche de lui trouver un nomp nous incombera plus tard durant le séjour, et nous échouerons lamentablement).

C’est donc au milieu des loups, ours, cerfs et autres castors que nous passerons trois semaines à s’occuper des légumes dans les serres (notre régime à base de tomates débute ici), des serres autour des légumes, du fumier à épandre dans et entre les serres, du bois à couper et transporter dans le pick-up au bord de la ruine (on se retrouvera plus tard à devoir changer un pneu de ce véhicule au sens de l’humour bien particulier avec Swann au beau milieu du nulle part de l’Ontario profond) et autres saines activités fermières.

Nos séances de repos se partageront entre glande près du lac (je vous ai dit qu’on se trouve près d’un magnifique lac à castors ? non ? au moins maintenant vous le savez), canoë sur le-dit lac, tirage de cartes par Colette (passionnée des croyances des Natifs Américains), balades nocturnes en forêt, soirées film-pizza…

Phil nous quitte au bout de quelques jours pour continuer son Aventure canadienne de son côté, et Marine et moi héritons de Suzette, le van où il dormait jusqu’ici.

Nous aurons plus tard l’occasion d’accompagner Colette dans un de ses cours de Géographie, de présenter notre blog à une armée de lycéennes, ainsi que de débiter quelques absurdités au sujet d’une carte de France…

Un séjour riche en expériences, rires et bonne humeur (et copeaux) comme fil conducteur, qui s’achève sur une pointe de mélancolie lorsque nous quittons Colette & Cie pour les mystérieuses plaines du Saskatchewan…

Long trajet en bus, ellipse, nous voici à Broadview (Saskatchewan), où Dorothy, petite mamie Canadienne très souriante, grosse fumeuse et fan de hard rock (Meat Loaf, son deuxième groupe favori) nous récupère en pick-up pour nous amener jusque sa ferme, où nous accueillent Sietse, son mari barbu, et deux WWOOFeurs, Carter et Celui-Dont-Je-N’ai-Jamais-Su-Ecrire-Le-Nom-Mais-Ca-Doit-Ressembler-A-Kenan. Ce dernier nous quittera quelques jours plus tard, mais Carter restera avec nous durant tout notre séjour à Never Rest Farm.

Fini le régime tomates-courges : Sietse est un chasseur émérite et la viande s’invite à notre table à tous les repas !

Ici comme partout, en route pour couper du bois (toute un colline à raser, ainsi que quelques arbres à couper en ville) ! Par contre ce n’est plus la saison pour les serres et nous allons à la place passer nos après-midi à cueillir différentes plantes aux noms imprononçables aux alentours, aux usages divers et variés…

Point commun avec la ferme de Colette : Dorothy & Sietse sont adeptes des religions autochtones, et c’est ici que nous rencontrerons notre premier Indien et fabriquerons notre premier dreamcatcher.

Grosse différence : Plus d’arbre, ou presque ! Le Saskatchewan, c’est plaines, prairies et plat… Les coyotes ont remplacé les loups, une subtile différence dans la musique ambiante.

Le séjour se passe très bien les premières semaines, mais l’humeur se gâte un peu sur la fin : cinq WWOOFeurs, c’est trop pour le travail disponible et l’inactivité ronge les nerfs de tout le monde. Nous allond donc, Julie et moi, partir un peu plus tôt que prévu pour notre prochaine ferme.

C’est donc sur du Meat Loaf que se conclut cette deuxième partie de notre Aventure, aussi intéressante, profitable et joyeuse que la première.

Bus (presque loupé au changement), bla bla bla…

Bienvenue en Colombie Britannique, terre de montagnes et de neige, et plus précisément à Lone Butte, qui comme son nom l’indique se situe au milieu de rien.

Jane nous accueille à Pine Hills Ranch, aussi souriante que Colette et Dorothy, et nous y rencontrons Jo & Sam (Joachim et Samuel), WWOOFeurs allemands.

Ici le programme est différent : moins de bois à couper, et plus une seule plante. A la place, lapins, volaille, vaches, chevaux et surtout lamas !

Le courant passe très bien avec nos deux Allemands, et nous sommes quelques jours plus tard rejoints par Peter, mari de Jane, jovial Britannique buveur de thé, pour quelques jours de bonheur.

Mais c’est ici que nous allons découvrir la face obscur du WWOOF : Jane, bien que très souriante les premiers jours, se révèle vite très lunatique à tendances dépressives et finit par titiller nos nerfs plus que de raison. Résultat : Swann et moi partons de façon plus ou moins improvisé sur une autre ferme dans les environs, tenue par Niel, le père d’Iona.

Iona, globe-trotteuse expérimentée, toujours souriante, nous fait très vite oublier les mauvaises vibrations de Jane… Nos derniers jours en Colombie Britannique à s’occuper de lamas (encore !), moutons et autres chèvres, à contrôler l’état des clôtures à dos de poney, ou à se balader au milieu d’un lac gelé seront très agréables, s’achevant en apothéose lors d’une petite fête organisée sur notre ferme avec une vingtaine de ranchers du coin.

Bus, etc.

Vancouver : cf. Montréal, c’est sympa 5 minutes, mais ça ne vaut pas la peine de quitter Rennes pour passer le même genre de soirées à l’autre bout de la planète… Quelques jours plus tard, avion, Shanghai, Sydney !



En résumé : Le Canada est un pays magnifique, très varié, avec une faune et une flore suffisamment proche de la nôtre pour ne pas y être perdu, et suffisamment différente pour comprendre qu’on a quitté notre vieille Europe. Les gens y sont très chaleureux, très accueillants. La culture indienne est magique, mes lectures dans les différentes fermes m’ont passionné (essentiellement au sujet de spiritualité), et j’ai enfin réalisé que j’aime travailler ! Une chose est certaine : j’y retournerai (peut-être cet été) ! Franchement, n’hésitez pas, allez-y, si vous vous tenez à l’écart des villes vous allez vivre une expérience magique, et peut-être que vous aurez vous aussi la chance de chanter avec les coyotes…



Toujours en vie, toujours en forme,

Paix, Amour & Harmonie

Antoine
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Hippikachu

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MessageSujet: Re: Les Aventures d'un Hippie autour du Monde   Mer 7 Mar - 22:28

DE VANCOUVER À CHENNAI

Apres un long silence, me voici de retour pour vous conter mon aventure australienne !



Apres quelques jours a Sydney, sans plus d’interet que ceux passes a Montreal ou Vancouver, Marine & moi rencontrons Suzanne, notre hote pour les premieres semaines a venir.

Premiere surprise : elle vient nous chercher en Mini en plein centre de Sydney ! Agent immobiliere, elle se trouve bien loin de l’idee que je me faisais d’un hote du WWOOF…

Sa maison a Picton (1h au Sud de Sydney) est un exemple typique de pavillon de banlieue, avec un verger et le squelette d’un hypotetique potager-mandala.

Notre travail est malheureusement bien plus leger que ce a quoi je m’attendais, et l’ennui menace de se pointer tres vite. Heureusement, deux particularites vont m’en sauver !

La premiere arrive apres quelques jours : le verger etant attaque par un parasite appele « fruit fly », il n’y a meme plus de travail a ce niveau, et Suzanne nous amene a la place a une sorte d’enorme potager communautaire ou nous allons travailler avec un bon nombre de passionnes du coin. L’ambiance est excellente, le travail facile et varie, et les pauses repas digne d’une association de retraites (c’est-a-dire longues, copieuses, delicieuses et riches en blagues vaseuses) !

La deuxieme ne se revelera qu’a la fin du sejour : le fils de Suzanne, Angus, silencieux jusque la, commence a sympathiser. Il se revele vite etre un activiste politique tres engage, ayant dedie sa vie a combattre le pouvoir des banques et autres gouvernements corrompus. Affilie aux Anonymous, et a la tete du mouvement Occupy Sydney, il m’apprendra enormement au sujet de ce que le journal de 20h ne nous dit pas, et nous aurons quelques discussions sur ces sujets aussi interminables que passionnantes !

Mais malgre tout ca, le travail manque vraiment, et nous quitterons Suzanne plus tot que prevu pour rejoindre Tamika du cote de Macksville, pres de Coffs Habour.



Tamika au contraire a ete une excellente surprise : tatouage, piercing, paraissant 25 ans de corps et d’esprit malgre sa 40aine d’annees officielles…

Avant meme de decouvrir ou elle habite, nous passons une premiere nuit chez ses parents, ou nous rencontrons au passage ses grands-parents, et l’accompagnons le lendemain sur un marche ou assistee par une amie elle vend sa specialite : des sauces « maison », et des vetements qu’elle concoit a partir de vetements hors d’usage dans le plus pur style « hippie-baba cool ».

Apres ces quelques heures de marche, nous nous rendons pres de chez elle, dans une salle des fetes ou tous les fermiers du coin sont reunis pour celebrer Noel (quoiqu’un peu en avance) et passons la soiree avec eux entre nourriture, boisson, musique et convivialite. Apres ca, nous nous rendons enfin chez elle…

Sa propriete, ou elle vit avec son mari Bill, ses deux filles Nakeela & Tasalva, et son chien Chop est magnifique, paumee en pleine campagne et des plus exotiques.

Et pour une fois le travail est au rendez-vous : quand le desherbage ne nous occupe pas a plein temps, nous mettons a bas des clotures, construisons des murs de pierre (apres avoir collecte lesdites pierres pres de la riviere qui arrose le coin), collectons du crottin dans les champs avoisinants pour son jardin, etc.

Les periodes de detente se passent entre baignades dans la riviere, lecture, musique avec Bill, bolas avec Tamika et repas autour du feu avec toute la famille.

Noel sera calme mais convivial avec les parents, et le Nouvel An sur le meme modele chez des vosins-amis…

Autant dire que mes meilleurs souvenirs d’Australie se trouvent la-bas !

Mais vient le moment redoute du depart, et nous rejoignons Julie & Swann sur un centre de yoga du cote de Murwillumba, pres de Byron Bay.



Le centre est tenu par Simon, professeur de yoga Italien particulierement renomme mais pas forcement convivial au premier abord, ce qui poussera les trois autres belettes a quitter les lieux qulques jours plus tard. C’est pour moi le moment de ma decision la plus importante depuis le depart : je les laisse partir de leur cote et reste chez Simon, considerant qu’il est temps pour moi de continuer mon aventure en solo, la formue qutuor commencant a avoir des rates et nos attentes pour la suite divergeant.

Dans les semaines qui suivent je sympathise avec Simon, et les WWOOFeurs s’enchainent (Australiens, Japonais, Allemands…). Nous travaillons dans un bout de terrain ou la jungle a repris ses droits pour en faire un verger des plus acceptables, dans les potagers pour empecher les canards de continuer a les piller (en particulier les fraises), et plus tard a reparer les degats des pluies torrentielles qui iront jusqu’a inonder totalement la ville la plus proche.

Cette periode sera la plus reposante de mon sejour australien, bien que celle avec la masse de travail la plus importante. J’en profiterai meme pour recevoir ma premiere lecon paritculiere de yoga !

Nous partageons les lieux avec Sol, un ami de Simon, en pleine bataille juridique pour obtenir les droits de l’E-Cat pour le continent australien au profit d’un groupe de charite (pour plus de details, cf. Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Energy_Catalyzer ), qui me parlera de mes precedentes vies en Inde et des opportunites spirituelles qui m’y attendent.



Maintenant, je suis a Brisbane (une ville de plus, intuile de vous repeter le manque d’interet que je leur porte), attendant patiemment qua 2h45 cette nuit un avion m’amene a Chennai, via Singapour, puis trains et bus pour une ferme sur la cote Sud-Ouest de l’Inde… Mais je m’avance, et ce sera le sujet du prochain article !



Definitivement, l’Australie aura ete l’etape de l’introspection, celle ou j’ai pris le temps de reflechir ce ce qui m’est arrive durant ce voyage, ce qui va m’y arriver, et ce que je compte faire de toutes ces experiences a mon retour en France. Un sejour tres profitable, totalement different de ce que j’ai vecu au Canada ou je vivais simplement mon aventure sans me soucier de la suite, et probablement une excellente preparation pour ce qui m’attend en Inde. puis au Nepal.



Le moral se porte bien, la sante aussi (a part ma peau qui part en lambeaux, m’est avis que je me desseche et qu’il va falloir que je surveille ca de pres), et je pense a vous plus que jamais !



Paix, Amour & Harmonie,

Antoine, un Hippie en vadrouille
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